l´International de l´ingénierie en Côte d´Ivoire, un référence en qualité aux normes internationales


16/05/2018Franck Olivier Kra



 

 

Le secteur du Bâtiment et de Travaux Publics (BTP) en Côte d’Ivoire connaît un essor remarquable et représente la plus forte croissance en termes de valeur ajoutée depuis l’année 2013. Sa contribution à la croissance est estimée à environ 1% sur les 8% du PIB de ces dernières années et se hisse au troisième rang de pourvoyeur d’emplois au niveau national soit 12%. L’International d’Ingénierie en Côte d’Ivoire (2I-CI S A) est un Bureau d’Etudes et Ingénieur Conseil exerçant dans les domaines du Bâtiment et du Génie Civil, ainsi que l’Expertise Immobilière. Certifié ISO 9001 Version 2015 depuis le 5 décembre 2017, la société met en place donc un Système de Management de la Qualité (SMQ).

Par Franck Olivier Kra @franckokra

Créée en 1996 par M. Souleymane Coulibaly, Président Directeur Général de la structure, elle fut établie pour combler un vide, répondre aux besoins et aux nécessités des PME et des entreprises dans le domaine du BTP. Durant l’exercice de ses différentes responsabilités professionnelles, cet ingénieur des Travaux Publics diplômé de Grandes Ecoles Supérieures Techniques Ivoiriennes et du Centre des Hautes Etudes de la Construction (C.H.E.C.) de Paris, se rend compte des insuffisances au niveau des petites et moyennes entreprises, ses rencontres avec les différents acteurs du secteur tels que les architectes, maîtres d’ouvrages etc. renforcent sa conviction de répondre à la demande grandissante qui s’annonce sur le marché. L’International de l’Ingénierie ou 2I-CI SA après 20 ans d’expérience dans la réalisation de projets aussi importants les uns que les autres sur l’échiquier national et international, s’est aussi donné les moyens en le capital humain de qualifié et proportionnels aux nécessités du marché actuel.

Entretien.

Certifié ISO 9001 Version 2015 depuis le 5 décembre 2017, la société met en place un Système de Management de la Qualité (SMQ).

eBiz Africa Review (EAR): Monsieur Souleymane Coulibaly, vous êtes le Fondateur et Directeur Général de l’Internationale de l’Ingénierie en Côte d’Ivoire, Vous êtes un opérateur de référence dans le domaine du Bâtiment et de Travaux Publics (BTP), quel est l’historique de votre entreprise, quand avez-vous décidé de mettre en place toute cette infrastructure technique et professionnelle?

Souleymane Coulibaly : Merci, l’International d’Ingénierie de Côte d’Ivoire, ou 2I-CI, a été créé en 1995 lorsque j’occupais des postes de responsabilités publiques, l’idée m’est venue au cours de mon passage aux Grands Travaux (DCGTX), devenu aujourd‘hui Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNEDT) dans la période 1993-1994. Etant au chemin de fer, j’ai vraiment voulu créer un bureau d’entreprise, à l’origine pour aider d’autres entreprises, parce qu’au cours de ma carrière, j’ai réalisé qu’il y avait des insuffisances au niveau de nos PME. Ce cabinet a donc été créé pour les aider et les accompagner. Mes rencontres avec les différents acteurs du secteur tels que des architectes, ingénieurs, techniciens et le grand besoin en études de béton, en calculs de structures, en suivis et en contrôles de chantiers etc. ont accentué cette idée-là. Je me suis rendu compte qu’on pouvait aider des maitres d’ouvrages, tels que des structures de l’état, les aider avant que le projet ne débute, aider à faire la mise en place de leurs projets, et à faire des estimations bien définies. Nous avons réellement débuté en 1998, où nous nous chargions de la réalisation du projet de l’unité des entrés du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Treichville. Au départ c’était avec un personnel très réduit, un technicien, une secrétaire et moi-même. Par la suite cela a évolué jusqu’à ce qu’on atteigne plus de 20 employés aujourd’hui.

« Mes différents postes de responsabilités m’ont permis de comprendre qu’il y avait un vide à combler dans le domaines du bâtiment et des Travaux Publics… et qu’il fallait absolument accompagner les PME »

 

EAR: M. Coulibaly, vous avez eu un parcours remarquable ; vous avez exercé et occupé différentes fonctions déterminantes et des responsabilités aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger…

S.C. : Disons que j’ai eu la chance d’avoir un parcours assez riche, puisque j’étais à l’Ecole des Travaux Publics à Abidjan, avant qu’elle ne soit transférée à Yamoussoukro. Un peu avant la fin de mon cursus, j’ai été contacté par une grosse société du nom de CCGA – filière en Côte d’Ivoire de la Société Dumez à Paris, rachetée par le groupe Vinci. Je suis par la suite envoyé à Paris au Centre des Hautes Etudes de la Construction (CHEC) pour une spécialisation en béton armé et béton précontraint. A mon retour à Abidjan au CCGA, après ma spécialisation en France, des nouvelles responsabilités m’ont été confiées et j’ai commencé en tant qu’ingénieur au CCGA et après un an, nommé chef du bureau d’études. Pour citer certains exemples, la direction des travaux de précisions dans les calculs de béton et d’infrastructures, la supervision en contrôle interne des travaux du Palais des Sports de Treichville et du Stade Robert Champroux, ont été effectuées sous ma coupole. Dans la même époque, le contrôle d’autres grands travaux sur presque toute l’étendue du territoire national m’ont été confié. Dans le grand ouest de la Côte d’Ivoire, je suis intervenu dans des grands projets de logements pour personnels d’entreprises, la réalisation d’ouvrages d’art de ponts et chaussées etc. Plus tard j’ai été nommé directeur adjoint, puis directeur des travaux de la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro. Les travaux de l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Burkina Faso me furent confiés. J’ai aussi dirigé les installations fixes dans le domaine du chemin de fer à la Société Internationale de Transport Africain par Rail (Sitarail).

Pour résumer, je suis passé par différents postes de responsabilité et de direction dans les domaines de la construction et des travaux publiques aussi bien dans le secteur privé que publique et à présent je me dédie à mon cabinet qui est 2I-Ci ou l’International de l’Ingénierie.

« La Côte d’Ivoire est en ce moment en chantier, les opportunités réelles d’investissements existent avec un code de sécurité juridique garantie et nous sommes prêts à défendre les intérêts des investisseurs »

EAR : Votre parcours se traduit par la conception, supervision et la réalisation de plusieurs grandes œuvres qui ont vu le jour généralement à l’échelle nationale mais aussi à l’international. Ces activités ont été récompensées par plusieurs prix de reconnaissance pour le travail effectué. Parlez-nous de quelques-uns ?

S.C. : La première fois, nous avions été contactés par une structure basée en Espagne et dénommée Business Initiative Directions (BID). Au départ j’ai cru que c’était de l’arnaque mais il se trouvait qu’un partenaire au Burkina Faso avait déjà reçu ce prix d’excellence et avait aussi parlé de nous. Malgré cela, certaines enquêtes avaient été ouvertes par le biais de l’Ambassade Ivoirienne en Allemagne qui nous confirmait l’authenticité de l’organisation puisque cette année-là le prix se recevait en terre germanique. C’est ainsi que nous le recevions en 2014 à Francfort dans le domaine de la qualité. D’autres prix dans le domaine de la qualité nous ont été décernés en 2015 à Genève et en 2016 à Paris. Au niveau national, de la Côte d’Ivoire, nous avons reçu récemment la Truelle d’Or au cours de la dernière édition des Oscars du Bâtiment et des Travaux Publics (Oscars des BTP) qui s’est tenu à Abidjan le 2 décembre 2017. Il faut insister sur un point qui nous tient à cœur, est que depuis novembre 2016 nous avons été dans un processus de démarches qualité qui s’est soldé par la Certification ISO 9001 version 2015. Le certificat officiel nous a donc été remis en janvier 2018.

« Le message que je porte à l’endroit des investisseurs potentiels espagnols est de nous faire confiance car la certification de nos méthodes aux normes internationales, est synonyme de compétitivité et de partenariat garanti »

EAR : L’International d’Ingénierie est maintenant certifié en contrôle qualité et cela vous permettra d’être plus compétitif au niveau international. Sachant que l’Espagne est un pays de référence dans le domaine des BTP, quel message portez-vous à l’endroit des partenaires ou investisseurs potentiels sans oublier que la Côte d’Ivoire est un pôle d’attraction dans ce domaine des grands travaux, des logements etc. ?

 

S.C. : Le message que je peux porter à l’endroit de nos frères espagnols c’est de nous faire confiance. La certification que nous venons de recevoir n’est pas uniquement pour la Côte d’Ivoire. Je pense que pour des investisseurs d’Espagne c’est rassurant de savoir qu’il y a un bureau d’études sur place, certifié et qui applique des méthodes aux normes internationales. Avant de s’engager dans des opérations d’investissement dans le bâtiment ou dans les travaux publics et que le besoin se présente, nous sommes à leurs dispositions pour mener à bien leurs projets en parfait partenariat et à même de les représenter. Nous sommes ouverts à travailler avec des bureaux d’études qui voudraient entreprendre des études sur le terrain. En ce moment précis, plusieurs bureaux d’études étrangers travaillent avec nous en vue de rendre viables leurs projets. Nous venons, en l’occurrence, de signer un accord de partenariat avec un bureau d’études basé à Lyon en France, qui nous a effectué une visite de travail à notre siège à Abidjan où une convention a été signée pour la répartition des rôles à jouer. Pour nos amis espagnols, les portes sont grandes ouvertes car la Côte d’Ivoire est en ce moment en chantier, les opportunités réelles d’investissements existent avec un code, une sécurité juridique garantie et nous sommes prêts à défendre leurs intérêts.

EAR : Quel est l’organigramme de votre entreprise et comment sont structurées vos équipes à l’International d’Ingénierie ou 2I-CI?

 

S.C. : Notre entreprise se compose d’un Président Directeur Général (PDG) qui s’incarne en ma personne avec un conseil d’administration. Depuis 2015, nous sommes en société avec un capital de 80 millions de Francs CFA. Nous avons un Directeur Général Adjoint (DGA) qui fait office de Directeur Technique, un secrétariat, un chef de Département Administratif et Financier, chef de Département Expertise Immobilière. Nous venons de créer le poste de Chef de Département Infrastructures et qui se réfère aux routes, ouvrages d’arts, assainissements etc. Nous disposons également d’un bureau d’études qui s’occupe d’études de calculs de béton, les plans bétons, l’électricité et bien d’autres. Comme spécialités, nous sommes bureau d’études et ingénieur conseil. Nous faisons des études et nous lançons aussi des appels d’offres pour les entreprises. En résumé l’International d’Ingénierie est composé d’une vingtaine de personnes et nous embauchons aussi temporairement en fonction des projets.

 

EAR : Comment voyez-vous l’International d’Ingénierie en Côte d’Ivoire dans cinq ans ou plus ?

S.C. : Disons dans la démarche qualité, notre vision c’est d’être un cabinet de référence dans les cinq ans à venir. Nous voulons grandir, être un cabinet de référence et qui est synonyme de prestation de qualité de haut niveau. Notre organisation est dans ce processus et dans cette logique et l’un des points importants sur lequel nous insistons est la satisfaction de nos clients.

Nous continuons de diversifier nos activités avec notre nouveau programme d’actions qui, en plus du bâtiment, a vu naître le département d’Infrastructures déjà cités et bientôt nous aurons un nouveau département spécialisé dans l’environnement en cette année 2018. En ce qui concerne les partenaires potentiels espagnols, nous lançons un message tout en disant qu’un partenariat extérieur répond de la projection internationale que la 2I-CI ou l’International d’Ingénierie se donne pour consolider cette référence mondiale voulue dans les cinq ans à venir.

 

 

 

 

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